Month: May 2016

THE POWER OF THE MEDIA CENTER IN YOUR LANGUAGE LEARNING

THE POWER OF THE MEDIA CENTER IN YOUR LANGUAGE LEARNING

In today’s world most people are looking to learn a second language and with good reasons: to have competitive advantage professionally, to be able to utilize the opportunities that come with the knowledge of a new language and to better communicate with the world.

The Case of Alliance de Kampala….

Since 1956, the French Alliance in Kampala (AFK) aims to promote French and the rich and diverse culture of the French. Indeed, the AFK is the only learning center in Uganda certified and authorized to offer certificates and degrees in the French Language. In addition, AFK boasts of a media center with a large number of various materials in French (books, magazines, newspapers, comics, DVDs, CDs, etc) to facilitate the learning process.

In order to keep abreast with the users’ needs, regular research is to be carried out through questionnaires to visitors, teaching staff and the students.

 “I often come to the media center to find out complementary documents for my lessons because there is free access to the internet…I always find [quickly] what I need…” said one of the French Trainer in AFK. You are therefore invited to check out interesting materials that will also help you as well.

Media Center, a place of exposure and promotion…

As part of promoting the media center, events around the books/ author, literary critics would be organized periodically.

What about the youth?

The Media Centre also attracts young audiences (children and adolescents) who are eager to learn the French language. More specific activities tailored to attract the young French learner are being planned to encourage the young person to use the media center often.

Cynthia KEZAMAHORO, Head of the Media Center, Alliance Française de Kampala.

Translated from French to English by Hervé-Boris Ngaté, Psychologist/Communications Trainer

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INNOVER L’IMMERSION EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE ANGLO-SAXONNE

INNOVER L’IMMERSION EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE ANGLO-SAXONNE

« La difficulté avec l’apprentissage de la langue française ici en Ouganda est que, les apprenants n’ont plus aucune opportunité de s’exprimer en français en dehors de la classe. Une fois hors de la classe, ils retournent soit à l’anglais, soit à leurs langues locales.» (Anonyme)

La question redondante est de savoir comment faciliter l’intégration des compétences langagières en français dans un contexte comme l’Ouganda et de manière générale, en contexte Sub-Saharien Anglo-Saxon par la pratique de l’immersion.

La notion d’immersion plus répandu au Canada depuis les années 1960 reflète les espaces où la langue seconde/étrangère est le moyen de transmission des connaissances disciplinaires. La diversification de l’immersion se retrouve autant en Europe qu’aux Etats-Unis et aussi dans certaines agences de développement fournissant des formations dans la langue où les agents de développement doivent travailler en pays étranger ; Dans ce cas, il y’a des maisons d’accueils où seule la langue apprise est parlée et les espaces d’immersions sont des lieux où les apprenants n’y parlent que la langue apprise. En  regardant le film « L’auberge Espagnole » et la célèbre vidéo de « SAM en France », j’ai constaté l’importance que les maisons d’accueils jouent dans l’intégration d’une langue étrangère.

L’initiative du programme CAVIF en Ouganda a permis depuis 2014 la promotion de la langue française par la production orale au travers des activités ludiques ; la multiplication de telles initiatives en incluant les variantes de l’immersion pourrait contribuer davantage à l’appropriation de la langue française. Est-il possible de contextualiser un modèle d’immersion pour faciliter l’intégration des langues étrangères en Afrique Sub-Saharienne Anglo-Saxonne ?

En se fiant aux réactions des dizaines d’apprenants avec qui j’en ai parlé, l’idée serait la bienvenue car plusieurs voudraient vraiment aller au-delà des notions de classe et se retrouver en situation d’apprentissage informelle. S’est posé la question du coût d’une telle initiative.

L’immersion en maison d’accueil implique la participation  aux charges de la maison et les apprenants devraient pouvoir assumer de telles charges moyennant un dédommagement à la famille d’accueil. Est-ce une initiative isolée ou en partenariat avec les centres de formations ? Selon le cas, il faudrait envisager une normalisation d’une telle action au risque de se retrouver dans l’anarchie.

Les questions d’étiques sont aussi à considérer. Etique morale, culturelle et religieuse. Apres la réaction d’une apprenante qui me demanda “Et si la femme de la maison n’est pas accueillante ?’’, j’ai compris qu’il fallait fixer  des normes de conduites dans les maisons d’accueils afin de respecter la vie privée des hôtes. Puis, on devra penser à la démarche à suivre pour rendre concrète un tel projet.

Par exemple, on pourrait :

  • Identifier les familles d’accueils. Il s’agit de connaitre la communaute francophone en Ouganda et aussi de savoir les potentielles personnes intéressées par un tel programme.
  • Sensibiliser les concernés par l’information appropriée, claire et précise sur la pratique de l’immersion en maison d’accueil.
  • Former les familles hôtes d’une part et les apprenants d’autre part sur les normes et les conduites à tenir en fonction des objectifs de la pratique de l’immersion.
  • Un debriefing est nécessaire pour connaitre les attentes des uns et autres. Et aussi en savoir plus sur les apprenants et les familles d’accueils. Il est capital d’en savoir au maximum afin d’éviter des désagréments entre les différentes parties.
  • Poster les apprenants dans les familles d’accueils en fonctions des profils établis lors du debriefing.
  • Suivre et évaluer sur une fréquence fixée au préalable permet de connaitre l’évolution de l’apprentissage, les défis et les stratégies mise en œuvre pour résoudre les problèmes rencontrent.
  • Documenter le déroulement de la vie des apprenants afin de relever des leçons apprises qui serviront à améliorer les prochaines expériences.
  • La diversification est d’actualité à l’heure du multiculturalisme. Afin de ne pas sombrer dans la monotonie, il est nécessaire de laisser la possibilité aux bénéficiaires de faire des propositions à partir de leurs expériences pour diversifier les pratiques d’immersion

Comme au Canada, en Europe et dans certaines organisations, l’immersion peut être adaptée en Afrique Sub-Saharienne Anglo-Saxonne. Elle constitue une source additionnelle de revenus  et pourrait participer au développement de l’interculturalité, très indispensable dans l’appropriation des langues étrangères.

Hervé-Boris Ngaté, Formateur de langues et de Cross-Culture

Mots clés : Français Langue Etrangère, Immersion, Afrique Sub-Saharienne Anglo-Saxonne.

APPRENTISSAGE LANGAGIER ET PRISE EN CHARGE DES DEMENCES

APPRENTISSAGE LANGAGIER ET PRISE EN CHARGE DES DEMENCES

Le développement économique que connaissent plusieurs pays de l’Afrique Sub-Saharienne s’ensuit de la recrudescence des maladies dites dégénératives dont les démences et la maladie d’Alzheimer  (AJNS, 2009, Vol8, No1).L’OMS prévoit que d’ici 2020, la population vieillissante aura augmenté de 93% en Afrique, ce qui accroît les risques de démences. De plus ,très peu d’études ont été menées en Afrique (Nigeria, Afrique du Sud, Sénégal, Kenya, Mali, Egypte) pour découvrir  les causes, les conséquences et les moyens de prévenir et prendre en charge les démences (GUERCHET, 2010).  On limite cet article   à la prévention et à la prise en charge au moyen de l’apprentissage des langues étrangères.

The Ugandan Case of degenerative diseases

Ivan LUMU  MD

Ugandan Public Health Worker,Beginner French Student.

As we age, our mental abilities decline and certain diseases begin to take course. Dementia and Alzheimer are such diseases; these conditions are increasingly becoming more common among senior citizens of many countries including Uganda. With no particular definitive treatment of these conditions, it is every frustrating for the health workers and relatives that attend to such patients. Moreover, these patients are also disappointed by the loss of independence. Currently, many people are interested in learning what can be done to prevent or slow the progression of these disease conditions.

According to Ellen Bialystok a cognitive neuroscientist at New York University, the regular use of two languages sharps the mind; thus, provides protection against the mental decline associated with old age. In addition, bilingualism appears to delay the onset of Alzheimer’s diseases. Ellen’s findings are contrary to the previous notation that considered bilingualism dangerous to children and useless to adults.  This position is shared by many other scientists like Christopher Hertzog, who urges physical and mental activity [mental activity like learning a second language] help us stay in sharp as we age.  Given such evidence, it is, therefore, essential that parents teach their children the native language and that adult’s take the initiative to learn a second language. Furthermore, many centers that are handling people with Dementia and Alzheimer’s’ disease advise that activities such as reading and writing for pleasure or learning a foreign language and attending evening classes can help prevent dementia, a disabling illness.(Simon Atkins)

Veronique mathieu-Psychomedia

Le rôle de l’apprentissage des langues étrangères dans la prévention et la prise en charge des maladies dégénérescentes

Hervé-Boris NGATE

Psychologue/Formateur de Langues et de Cross-Culture

On peut retracer un lien entre les démences et l’apprentissage des langues étrangères dans la définition  suivante citée par Guerchet (2000) : « syndrome insidieux et progressif se caractérisant par des déficits multiples, à la tête desquels figurent nécessairement les troubles de la mémoire. Les troubles de la mémoire doivent s’accompagner d’au moins un autre type de déficit (langage, praxie, gnosie ou fonction exécutive). Ces déficits cognitifs doivent constituer un déclin par comparaison aux capacités antérieures et ils doivent compromettre les activités professionnelles ou sociales de la personne. Enfin, ils ne doivent pas être liés à un delirium ou à une affection psychiatrique» (APA, 2000)

On est en droit de se demander comment l’apprentissage d’une langue étrangère peut prévenir ou faciliter la prise en charge d’une démence. Dans la mesure où l’apprentissage d’une langue stimule les aires cérébrales contrôlant la mémoire, les démences peuvent-elles se prévenir et être traitées grâce à des activités langagières ?

L’apprentissage des langues étrangères requiert l’intégration d’un nouveau champ lexical et sémantique en plus de la découverte de la culture de langue apprise. Cela pousse la mémoire (lexicale et sémantique) à développer de nouvelles capacités de stockage d’informations. Si l’apprentissage commence dès l’enfance et continue jusqu’à 65 ans (le cerveau fonctionne au niveau maximum entre 25 et 65 ans), les risques de dégénérescences pourraient être limités. Apprendre une langue étrangère en vieillissant est donc aussi un excellent moyen de garder la mémoire en éveil et par conséquent de limiter les risques de démences.

Dans le cadre thérapeutique, l’apprentissage pourrait s’appuyer sur l’usage d’un code lexical et sémantique propre au vécu des patients afin de booster ses aptitudes mnémoniques. Pour cela,l’enseignant de langues  étrangères aura besoin d’un renforcement de ses capacités en psychologie et en thérapie pour arriver aux effets escomptés. Il faudrait aussi que cette médiation thérapeutique ne soit pas la seule option proposé aux patients afin que le choix leur revienne ; On pourra aussi leur proposer la musique, la peinture, le dessin, l’écriture, la lecture  ou, les inclure dans l’apprentissage de la langue étrangère ; Ce qui sera encore plus ludique et sollicitera plus de créativité.

Les centres de traitement des démences et d’Alzheimer sont très répandus dans les pays développés mais en Afrique (Sub-Saharienne), c’est encore un luxe que plusieurs ne peuvent s’offrir. Guerchet (2010) estime que « le coût direct lié à un patient dément en Afrique s’élèverait ainsi à 1 928$ et les coûts indirects variant de 2 521 à 5 831$, ce qui représenterait des coûts totaux allant de 4 449 à 7 759$ pour l’année 2009 (Wimo et al., 2010,).Approximativement trois-quarts du coût global des démences se trouve dans les pays à moyens revenus où environ 46% des sujets déments résident (Kalaria et al., 2008)».De tels montants ne sauraient être à la portée de tous les patients déments quand on sait que le revenu moyen en Afrique est de 1,966 $ (PNUD,2015).

Un secteur de recherche et de prise en charge  qui a donc un avenir riche si  les  politiques et chercheurs,  la société civile et les institutions de formation en langues étrangères s’y investissent. D’autre part, des réflexions sont nécessaires sur les applications au travers de partenariats entre les centres médicaux et les centres de formation en langues étrangères afin de réduire le coût du traitement et surtout d’assurer une prise en charge dans un cadre  qui est le plus proche possible de la réalité.

Mots clés : Alzheimer, Démence, Langues étrangères, Thérapie, Uganda.

Translation , Local Language And Language Learning

Translation , Local Language And Language Learning

“You know, some of us, first translate from our local language to English and then to French” (Beginner French Student)

“When I first started out learning French all I knew how to say was “Bonjour” a greeting but as time went on I captured enough words to help me construct a sentence, so often I would first make the statement in my mother tongue within my mind and then look for the appropriate pieces of words in French to put together to make my verbal communication. It’s fun!” (Eyangu James, Beginner French student)

“Learning French was a bit of a challenge because I always made sense of sentences in English first and I feared to make mistakes. However, as I moved from the beginners’ class, I deliberately made an effort to “think” in French and the focus moved more on ensuring that I could communicate even with the grammatical errors without translating to English. Once the fear was gone, learning French becomes easier.” (Joanita Kemigisha, Intermediary French student)

This is how some students are managing to integrate the French language by applying translation (according to UNESCO (2013:14), it’s the expression of the same idea in several languages) during their learning process.

It is challenging to realize the mental effort used by the learners to integrate a foreign European language. I had hardly imagined that some learners had to think first in their native language / mother tongue, and then translate it to English before communicating in French (See the table below for the example on passé compose). Is it an obstacle or an advantage to their learning,  knowing that most of the time, learners speak French only during the training period, and sometimes English at their work place and then the local language almost all the time ( even at their offices).

translation-in-language-classes

It is important to first know that, as beginners, it is very normal to process as they are doing and contrary to what they think, it can help to create links between languages. But the more they move into the intermediary and advanced levels; they will think more and more in French. For this, they have to overcome the fear of making a mistake like Ms Joanita did.

Secondly, to understand that, to learn a foreign European language , emphasis should be put on action and vocabulary for language competence and that grammar comes occasionally.

Thirdly, it is also crucial to know that there are very smart people when it comes to learning languages (women learn faster than men and children faster than adults). How do they do that? They are simply immersed in the learned language. Actually, they can communicate even without knowing the grammar and the complexity of the sentences used. Therefore they are less focused on grammar than vocabulary.

The transfer of linguistic competences from the local to the foreign European language can be very helpful to understand what personal strategies are used by learners to integrate a foreign language. However, it becomes challenging when learners try to focus too much on grammar and if they are afraid of making mistakes.

By Ngaté Hervé-Boris, Psychologist/ Language and Cross-Cultural Trainer.

[1] Mostly spoken in the central region of Uganda